Saut à l'elastique à Chiangmai
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...racontée par mes élèves.
C'est l'histoire d'un Pao Zhe* qui marche dans la rue. Tout à coup il a faim. Alors il mange lui même.
* Un "pao zhe" c'est un genre de petit pain blanc avec a l'intérieur de la viande hachée
J'en ai entendu d'autres mais c'est du même acabit. Décidement même leur blagues sont déprimantes.
Je suis manager dans une école de langues à Changsha. Du moins c'est ce qu'on m'a dit que j'étais.
Il semblerait que cela soit vrai car cela me donne le droit à certains privilèges que mes collègues, simples mortels pour la plupart, ne peuvent bénéficier. J'ai notamment le droit d'avoir un bureau à moi , mon sanctuaire. Cela m'a aussi permis de passer la commande d'un ordinateur digne de ce nom, et incroyablement plus puissant et évolué que ceux des créatures avec lesquelles je tente inlassablement de collaborer. Cette fonction supérieur m'autorise de petits écarts aux lois auxquelles doivent se soumettre les âmes qui errent dans l'école. J'ai aussi compris que cette attribution au poste de manager m'avait donné certains pouvoirs mystiques étonnants. Je peux par exemple, me substituer au temps ou bien le tordre à loisir. Je fais appelle à ce pouvoir quand j'ai besoin de profiter d'un sommeil réparateur plus long que d'habitude certains matins.
Il y à toutefois une chose relativement importante qui m'échappe toujours. C’est la nature même de la mission associée à cette fonction. En effet jusqu'à ce jour je suis encore incapable de comprendre quel est mon rôle exact au sein de cette entreprise tant l'organisation des mes collègues est perturbée. En fait je ne pense pas qu'il soit approprié d'utilisé le mot organisation pour parler du chaos qui règne dans cette entreprise.
Chaque jours c'est l'incompréhension la plus totale. Je ne sais jamais ce qu'ils sont sur le point de faire ou de trouver comme nouvelles lubies et autres idées aussi stupides que tordues et spontanées.
Mes ordres , mes conseils et la plupart des choses que je dis n'ont quasiment aucun effet ici. Ce n'est pourtant pas dû à la barrière de la langue, car la plupart des personnes avec lesquelles je travaille parlent un français plus que correct, les autres, pour une grande partie sont normalement capables de comprendre des instructions simples en anglais. Non, le fait que je ne parle pas le chinois n'y est pour rien dans tout ça, car j'ai bien souvent l'impression que même mes collègues ne se comprennent pas entre eux alors qu'ils parlent pourtant la même langue. Ces gens sont tout bonnement incapables de formuler dans leur langage des idées simples ni de donner des instructions claires et basiques.
Chaque petite tâche, aussi élémentaires soit elle, se traduit souvent par un flot de paroles rapides qui peut durer pendant plusieurs heures sans discontinuer. Les chinois n'ont pas d'idées claires. Tout semble emmêlé dans leur esprit. Leur logique est incroyablement compliquée. Ils sont incapables de se projeter dans le futur, ils sont comparables à des poissons rouges, se promenant chacun de leur côté de l'aquarium, vacant à leurs occupations aussi différentes que sans intérêt pour l'école. Comme dans un aquarium il n'y a aucune communication entre les personnes supposées travailler ensemble.
Parfois deux poissons discutent ensemble et font leurs affaires ensemble sans en parler aux autres. Mais c'est en fait bien plus compliqué, et troublant que cette histoire d'aquarium. Ici tout est un mélanges de secrets, d'actions discrètes et mesquines, d'hypocrisie et de jeu de relations.. Tout est désordre, rien ne peut se faire correctement. Quand quelque chose doit être fait c'est toujours dans l'urgence, au dernier moment que cela se passe. Bien entendu dans de tels conditions les résultats sont toujours bancals, foireux et plus que douteux. Des ordres sans intérêts , soit disant « de toute urgence » émergent spontanément puis sont tout aussi rapidement oubliés ou annulés. Cela, sans bien sûr avertir les personnes auxquelles ils avaient été donnés. Mais ce n'est pas grave car après tout quand un ordre est donné ici il n'ai jamais respecté. Pour qu'une consigne soit respectés, il faut que derrière il y ai une menace. Par exemple une baisse de salaire. Ou il faut payer au prix de temps et d'efforts harassant pour faire la faire comprendre, la faire assimiler et la faire respecter. Je serais bien incapable de vous résumer en quelques paragraphes comment les choses fonctionnent réellement ici. C'est pourquoi j'ai crée cette partie sur mon blog. Je souhaite partager les absurdités que je rencontre au fil des jours que je passe dans cette école. Mais attention! Avant d'aller plus loin je tiens à préciser que l'EFA (c'est le nom de l'école) est la meilleure école destinée à l'apprentissage du français dans toute la province du Hunan (imaginez alors l'état des autres ?). Nos professeurs sont réellement les meilleurs et nos élèves parviennent à faire de réels progrès. Le désordre qui règne en maitre ici, n'est pas uniquement propre à cette école en particulier. NON! Ici en Chine, ou du moins à Changsha le bordel c'est partout ! Oups, j'ai dis un gros mot, Mais au bout d'un moment je ne trouve plus de synonymes, Désordre, chao ne suffisent plus, Non la vérité c'est que c'est un gigantesque bordel, un gros boxon qui s'étend dans toutes les directions, Les « histoires de L'EFA » me semblent donc former une parfaite allégorie de toute « l'organisation à la chinoise »..
We are a private language school, we are supposed to teach French, but have no books to do so.
I then decided to look for French methods on the internet. It took me days but I finally found few good books for free! Downstairs in the same building they is a place in which we can print books, brochures and name cards (I recently designed my own name card and went there to print them, it is so cheap. I'll show you the result in another article). I went to that place to print the books from the PDF files I had found on internet. I thought it was a good idea as we have no proper material to teach, and as it is so cheap to print something here. Of course it was out of question that I use my own money to pay for this, so I gave the bill to the accountant. the total was about 300 Yuan (i also enjoyed to print books to learn thai for my own use in the mean time).
They were not happy about it and they were reluctant to give me back my money. The girl doing accounting went to talk to the director and i heard my name many time in their conversation but could not figure out what they were saying. Probably bad things about me? They made me fill up many papers and they also asked me to write on the form the reason why i printed these books.
They never ask me such thing before. I mean usually when i need money like for example to pay for a train ticket to go to another province and make a new passport, i just give them the bill, i sign one paper and they pay me back but i don't understand why this time they made so much trouble. Maybe because it was a good idea, something really useful and that we really needed ? Then instead of writing the reason on the form they made me fill up i printed it and gave them to read.
I could write a simple reason to explain you why i suddenly decided to spend such fortune to print all these books, but i am afraid it won't be enough for you to understand and i am sure you need more that just few words.
Recently in one of our numerous meetings it has been said to the teachers that some students were complaining about the quality of the courses. You told the teachers (including me) to make "better, more interesting and more useful courses". As you should know it is very hard to teach without a proper support. What if you were a general in an army ? Will you ask your soldiers to fight with their bare hands? Or will you allow them to go to the battlefield with the weapons they would have made by themselves...Some shitty wooden sticks they would have found here and there ?
One of our main goals (if I understand correctly the content of the meetings we have) is to constantly improve the quality of the school as well as to keep being the best school in Hunan. Unfortunately i am afraid this won't be accomplished by making meeting every weeks and repeating the same things over and over...Words won't be enough. We really need more than words, need to take proper actions. In my mind : spending some money to buy good French methods is one of the required actions.
I already talked many times about my idea to order proper method from France. shall i also remind how enthusiast you were when i talked about this idea to buy book from France ? When i said that i could find a way to have a good price for those books. Everyone agreed that it was a good idea and that was what we needed.
Do you know the price of such a manual? i checked on amazon.fr. It is about 22€ for the student book and 28€ for the teacher's book. That makes a total of 50€ for one set (about 500 yuan)I have printed 3 different methods: a total of 6 books (3 teacher's books and 3 students books). If we had imported them from France it would have cost about: 120€(price of the books) + about 70€ (shipping cost) = 190€ (about 1900yuan).
I paid 239 Yuan to print these books.
So to conclude my explanation and that should be the two last things you should remember:
1) Thanks to me we saved 1900y-239y= 1661y and that must be quite a fortune as I know people are very stingy when it is about spending money for useful things here. Another comparison: it is more than the salary of most people in that school.
2) Thanks to me this school will look more like a real school as now we have proper material to teach french language.
I think they got it. They probably understood the message and the ideas i wanted to convey. The main idea was of course that i was thinking they were profoundly stupid and that i despised their organisation.
The director finally came to tell me that it was a good and interesting idea, but that next time i should talk to him about my ideas first.
Il fallait quitter cet endroit maintenant. Voila un peu plus d'une semain que j'étais à Bombay, je n'en pouvais plus de cette ville. J'avais passé les trois derniers jours tout seul, la plupart du temps enfermé dans ma chambre d'hôtel, convalescent. Melissa, Kato, Daksha et Véronique étaient partis ensemble à Goa. Je voulais les renjoindre, mais étant donné que je n'avais pas de guide touristique sur l'Inde ni de carte. Je ne savais pas vraiment ou cela se situait ni de quel genre d'endroit il s'agisssait. J'avais déjà entendu parlé de Goa pour la musique et je savais que l'endroit était très appréciait des hippies.
En me promenant dans un des marchés de Mumbaï, je suis passé devant les étales de marchants de livres d'occasions. J'ai acheté à l'un d'eux une carte de l'Inde à cinq roupies. Plus tard, en la dépliant sur mon lit, j'ai pu apprendre que Goa n'était en fait pas une ville , mais un petit état qui a l'intérieur duquel se trouvaient manifestement deux villes importantes : Panaji et Margao; cette dernière était plus au sud et au centre de Goa que Panaji. C'est décidé, demain j'irais acheter un billet de train pour Margao et si c'est possible je partirais dans la foulée.
Je venais d'acquérir mon billet de train laborieusement acheté dans la chaleur et la foule hurlante de la gare Victoria. L'idée de quitter Mumbaï, de continuer l'aventure m'avait motivé. Je m'étais levé tôt ce matin. J'avais pensé la veille à payer pour l'hotel et la balchisserie au cas ou je partirais il ne me restait plus qu'a prendre mes affaires et à ne pas rater mon train qui devait partir moins de deux heures. Je me retrouvais maintenant debout au milieu de ma Chambre. Cette pièce était devenu un endroit incroyablement bariolé. Le sol était jonché de détritus hétéroclites, de bouteilles d'eau vides et d'autres à moitiés pleines, de sous vêtements plus ou moins propres, de nourriture et des feuilles de papiers griffonnées.
Sur chacune des pales du ventilateur pendait un pantalon ou une serviette de bain. Mon gros sac à dos était renversé sur le lit, éventré. Ce désordre me semblait encore parfaitement contrôlé, tout juste décelable et en tout cas il ne me dérangeait pas le moins du monde il y a encore quelques heures. J'en avais désormais une vision tout a fait différente puisqu'il allait maintenant falloir essayer de retrouver toutes mes affaires éparpillées et ensuite me battre, pour les faire tenir le plus judicieusement possible dans mon sac a dos. « Rien n'est plus jouissif que le fait de se sentir en harmonie » pensais je. Or ce n'était absolument pas le cas en ce moment au centre de ce foutu champs de bataille. « Merde de merde ! Comment ai-je pu faire ça ? » Me demandais-je. En fait les filles y étaient aussi un peu pour quelque chose. J'ai retrouvé des chaussettes qui devaient être a Melissa, des sacs en plastique, des brochures et un t-shirt qui ne m'appartenait pas. « Mon train part dans une heure et demi, pas le temps de contempler l'installation. Vite retrouve tes affaires et on se tire d'ici le plus discrètement possible ». Avec un peu de chance j'aurai le temps de redonner a cette chambre un semblant de sérieux et si je n'y arrivais pas, tant pis, je descendrais les escaliers l'air de rien, en regardant droit devant moi, je traverserais le lobby sans un regard au personnel et en essayant d'avoir l'air le plus banal possible. Une fois dehors j'appellerai le premier rickshaw qui passe, je ne négocierais pas le prix de ma course et je foncerais à toute allure vers mon train. Ce plan élaboré dans la panique se déroula tel que je l'avais imaginé. Je réussi a m'en tirer avec 150 roupies pour rejoindre la gare. C'était excessif je le savais mais je n'avais pas le temps de marchander. Je pus enfin me débarrasser d'une partie de mon stress une fois assis a ma place dans un wagon en partance pour Goa. Mais le voyage ne faisait que commencer et évidemment je ne savais pas ou il aller me mener.
Mon vieux HTC S710 m'avait bien servi mais il commençait un peu à me faire pitié, alors je l'ai remplacé par un HTC Diamond Touch P3700. Je suis resté fidèle à la marque et je ne le regrette pas, car ils ont pensé à tout chez HTC ! Même à mettre un stylet de rechange dans la boite quand on vient de perdre celui d'origine 30 minutes après être sorti de la boutique.
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Il m'a fallu quelques heures pour bien me familiariser avec le fonctionnement de l'appareil et c'est quand je suis allé sur internet pour la première fois avec Opéra (qui est installé par défaut) que j'ai vraiment eu l'impression de tenir une espèce d'artefact magique dans les mains. J'ai voulu voir ce qu'il y avait sous le capot qui est taillé en « diamant » mais je n'arrivais pas à ouvrir le telephone pour accéder à la batterie et à l'emplacement pour la carte SIM. J'ai cherché encore et encore, j'ai tourné le téléphone dans tous les sens mais je ne trouvais pas comment je pouvais l'ouvrir...Pourtant je savais que c'était possible car la vendeuse dans la boutique, elle, l'avait bien fait pour insérer ma carte SIM. J'aurais bien aimé un slot pour pouvoir insérer une carte mémoire mais cette carence n'est pas si importante puisque il y a 4go de mémoire de stockage interne en plus de la mémoire du mobile (pour le système etc...)
Moi j'avais plutôt l'impression que mon téléphone était fait d'un seul bloc compact et dur comme du diamant. Je me suis dit qu'en dernier recourt je pourrais toujours essayer de déposer un peu de terre, quelques gouttes d'eau sur la coque de mon mobile puis d'agiter une flamme devant et de souffler dessus en même temps. Mais j'ai finalement trouvé la solution dans la notice qui était dans la boite. Mon diamant était ouvert.
...Mais je crois que j'aime mon travail. Je travaille depuis quelques mois dans une entreprise qui s'appelle « Fiday Gestion ». C'est une fonderie et...Tiens je viens juste de penser à quelque chose. Je pense qu'après publication de cet article mon blog devrait pouvoir se retrouver facilement en première position sur google pour la requête « Fiday Gestion » (cela ne devrait pas être trop difficile vu l'état de leur site Web). Des personnes qui travaillent avec moi risquent de lire mes articles ! Ma cheffe pourrait tomber sur mon journal ! d'autres personnes ?!...Mais ce n'est pas grave d'ailleurs je salue tous les employés de cette grande forge ! (Et au passage si vous recherchez un webmaster créatif et compétant pour construire votre site, je suis la, ok ?)
Je me suis interrompu, reprenons depuis le début.
...Mais je crois que j'aime bien mon travail...Globalement, mes collègues sont sympathiques, l'ambiance agréable, et le poste que j'occupe est intéressant et (d'ordinaire) plutôt tranquille.J'aime beaucoup l'atmosphère qui règne au cœur de la fonderie. Le bruit des machines, la poussière noire qui recouvre tout, les centaines de petits passages tantôt sombres ou bien illuminés d'étincelles, les passerelles, les tuyaux qui suintent, les convoyeurs qui partent dans les sens, la fumée, le feu, les couleurs...C'est passionnant...Peut être le serait-ce un peu moins si j'étais un mécano qui soit tous les jours arpenter ces coins aussi salle que dangereux. Mais ce n'est pas le cas.
Plus les jours passent et plus je me sens à l'aise ici. Mais d'un autre côté plus les jours passent et plus je me sens englué ici. La tentation est vraiment forte, comme il serait facile d'y céder pour ensuite se laisser porter tranquillement, par une routine simple. La direction m'a déjà proposé un contrat d'embauche, je leur ai répondu que j'avais d'autres projets et qu'il allait me falloir quelques mois pour réfléchir à leur offre, sans donner vraiment de précisions sur ces « autres projets ».
En fait il y à tellement de possibilités, de choses à créer ou à découvrir et d'endroit ou aller.Je pourrais par exemple accepter la proposition de mon ami Xinyu, et venir l'aider à gérer et à développer son école de langues en Chine, Ou bien je pourrais aussi retourner à Bangkok habiter avec des amis, ou bien pourquoi pas avec Pat. Je pourrais ensuite me trouver un travaille facilement dans une école ou bien pourquoi pas dans le tourisme ? Je pourrais aussi partir à l'aventure dans un autre pays ? Un endroit que je ne connais pas. Le Canada ? Le Pérou ? La Hollande ? L'Australie ? Les Etats Unies ? Cela serait évidemment risqué mais....Pourquoi pas ?
Evidemment je ne crois pas que je passerais le restant de mes jours à Fiday Gestion...Mais déjà rien qu'en pensant que je vais bientôt quitter cet endroit me rend nostalgique. Les noms ésotériques des différents éléments de la fonderie, les gueules toutes noires de mes collègues, les odeurs de fumées, et cette ambiance particulière...Je sais que tout cela va me manquer.
En fait ce qui me motive à partir c'est le fait que ma femme va me quitter. Nous vivons encore ensemble, du moins nous partageons le même appartement, mais elle est sûre d'elle ! Elle ne veut plus être avec moi ! Je ne parlerais pas de Tuk ce soir, pas dans ce chapitre.
C'est la première fois en France que je me sens vraiment impliqué dans le travaille que je fais et que je me sens aussi proche de mes collègues. Cela restera en tout cas une expérience enrichissante.